Interview de Paul GERMAIN - Chef de publicité chez Publicis Conseil

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Je pense avoir un profil assez classique au départ. J’ai fait un BAC ES et comme beaucoup, j’ai eu du mal à me lancer dans les études supérieures, parce que je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. J’ai fait un peu d’Histoire-Géographie, mais je me suis rapidement réorienté, et j’ai débuté une Licence « Sciences de l’Information et de la Communication » à l’Université de Nice. À ce moment, j’avais le journalisme sportif dans un coin de la tête, idée que j’ai laissé de côté.
Après ce diplôme, je ne me sentais pas prêt pour le monde du travail et j’ai choisi l’ISCOM Lyon. Ce que je venais chercher, c’était de l’expérience en entreprise pour passer de l’aspect théorique à la pratique. J’ai suivi le MBA 1 « Marketing Communication Globale » en 4ème année, avant de choisir le MBA 2 « Influence & Réputation » en dernière année.
Après quelques mois à Lyon, je suis rapidement monté à Paris, où j’ai décroché un stage de six mois à Publicis Conseil, sur le compte Renault. Une belle opportunité où je suis arrivé un peu sur la pointe des pieds. J’y ai appris les rudiments de la publicité en agence, sur un budget super intéressant et en pleine explosion.
Par la suite, j’ai décroché une alternance d’un an sur le compte Orange où j’ai eu l’opportunité de faire un peu plus mes preuves, car j’étais davantage impliqué dans les briefs et plus au contact du client.
Depuis plus d’un an maintenant, je suis en CDI sur le compte Carrefour, toujours chez Publicis Conseil.
Qu’est-ce que le métier de Chef de Publicité ?
Le Chef de Publicité, c’est le piston entre les clients et la création. On représente le lien entre toutes les entités, constamment en train de discuter avec les créatifs, la production, le planning stratégique et les clients. Dans cet organigramme, tout le monde a son rôle à jouer.
Dès le départ, il faut comprendre les besoins du client pour apporter une solution publicitaire adéquate, avec les planneurs. Ensuite, on nourrit la réflexion des créatifs qui proposent des idées, que l’on défend lors des réunions clients, au même titre que la position de l’agence. L’objectif est de contenter tout le monde !
Lorsque l’axe créatif est validé, on assure le suivi opérationnel de la campagne, c’est-à-dire la gestion de projet pure : optimisation des déclinaisons avec les créatifs, gestion des plannings et du budget, livraison des assets, etc.
Évidemment, le Chef de Publicité est sous la supervision d’un Directeur de Clientèle, qui l’aide et le forme au quotidien. On a de vraies perspectives d’évolution à long terme.
Il y a quelques temps, vous avez notamment travaillé avec Carrefour sur les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, pouvez-vous nous en dire plus ?
Après Renault et Orange comme apprenti (stage puis alternance), je souhaitais m’établir chez Publicis Conseil. Après des discussions internes, je me suis fait approcher par le compte Carrefour qui cherchait à monter une équipe spéciale pour son partenariat avec Paris 2024. En tant que grand fan de sport, c’est une opportunité que je ne pouvais pas refuser.
J’ai intégré une équipe très ouverte où je me suis rapidement senti à l’aise, et où j’ai pu être moi- même. J’ai pu faire mes premiers shootings et tournages pour préparer les communications de Carrefour sur la période olympique, et la notoriété du partenariat en amont. À ces occasions, j’ai notamment pu croiser Teddy Riner ou Laura Flessel, légendes du sport français et de l’olympisme.
Il y avait de nombreuses contraintes créatives liées au Comité Olympique, qui encadrait les communications des partenaires, donc on se devait d’être ultra consciencieux. J’ai énormément appris au cours de cette année ! »
Que s'est-il passé pour vous les mois suivants ?
L’après Paris 2024 n'a pas marqué la fin de mes missions pour Carrefour. J’ai eu l’opportunité de poursuivre mon travail sur d’autres sujets de la firme. Ce que je souhaite, c’est de poursuivre mon développement et de continuer à prendre confiance en moi, tout en travaillant sur des campagnes qui me plaisent. J’apprends chaque jour et je suis bien entouré, et ça c’est une vraie chance.
