Interview de Nathan BERNAVILLE - (Freelance) Réseaux sociaux, communication & marketing

Pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
Je m’appelle Nathan, j’ai 30 ans et je suis actuellement en freelance. J’ai obtenu un baccalauréat dans la viticulture/oenologie à Hyères-les-Palmiers, c’est un domaine qui me plaisait beaucoup mais mes parents n’étant pas vignerons, il était quasiment impossible pour moi d’avoir un jour mon propre domaine. J’ai donc laissé tomber.
Étant passionné depuis très longtemps par tout ce qui tourne autour du digital, des nouvelles technologies, du marketing, j’ai décidé de me lancer dans ce parcours après le BAC. Durant ce parcours, je n’ai jamais vraiment fait de spécialisation (graphisme, social media, marketing digital), c’est toujours resté large et je me formais ensuite seul chez moi sur des sujets précis.
Qu’est-ce que vous a apporté l’ISCOM dans votre parcours ?
J’ai décidé de faire ma dernière année d’étude (M2) à l’ISCOM. J’avais beaucoup entendu parler de l’ISCOM et j’étais sur de moi à l’idée de faire ma dernière année là-bas. J’ai opté pour la formation Création & Communication Digitale pour voir l’ensemble de ce qu’il se fait dans la communication et je n’ai pas regretté mon choix. Les projets étaient intéressants, les intervenants apportaient des anecdotes & des astuces concrètes, tout s’est toujours bien passé avec l’équipe pédagogique & la direction, bref, pleinement satisfait ! Je recommande d’ailleurs souvent l’école à des étudiants qui cherchent une école de communication.
Vous évoluez en tant que freelance, pouvez-vous nous parler de votre quotidien ?
Après avoir été licencié pour raison économique de mon ancienne entreprise, j’ai décidé de me lancer en freelance. J’effectuais déjà quelques missions en parallèle mais je n’avais pas assez de temps pour exploiter pleinement les choses et surtout pour me concentrer à 100% sur mon CDI.
Depuis mai 2024, je suis donc à 100% dédié à ma propre entreprise. Et depuis tout ce temps, je m’épanouis chaque jour. Alors, c’est pas toujours évident au début de se demander comment trouver des clients dans un secteur qui est hyper concurrentiel avec des entreprises qui sont pour beaucoup d’entre elles en difficulté financière et qui décident donc de supprimer une partie voire l’entièreté de leur budget communication.
Mais en se démarquant sur plusieurs aspects, on arrive quand même à trouver des clients. Et dans cette idée de freelance, je n’avais pas uniquement envie de faire de l’opérationnel et de créer du contenu/gérer les réseaux sociaux d’une marque, j’avais envie de transmettre mon savoir-faire, mes astuces/conseils & anecdotes à d’autres personnes.C’est pourquoi en plus, je donne des formations à travers un organisme à des personnes qui souhaitent développer leurs compétences (ou en reconversion) sur le côté social media/création de contenu & création de site internet, et j’interviens également dans deux écoles sur Lyon.
Actuellement, je ne regrette vraiment pas mon choix d’être à mon compte, je suis stimulé au quotidien par plein de projets différents !
Avec quels types de clients collaborez-vous ?
J’accompagne plusieurs secteurs différents : création de miniatures YouTube pour des artisans/YouTubeurs, je gère les réseaux sociaux d’association/restaurants et je fais de la photographie culinaire. La prochaine étape étant de travailler avec un club de foot ou une équipe pro de cyclisme !
En parallèle, vous avez co-créé le média Foodetoi Lyon, pouvez-vous nous en parler ?
En 2022, ma copine me lance l’idée de créer un compte pour partager les bonnes adresses à Lyon étant donné qu’on mange souvent dehors. Au début, j’étais réticent car c’est déjà hyper présent, mais on se lance finalement.
Petit à petit, on essaie de se démarquer de ce qui se fait sur les autres pages et en même pas 3 ans, on a atteint les 20k abonnés sur Instagram, 14k sur TikTok et on a créé notre propre site internet. C’est hyper stimulant au quotidien, mais ça prend aussi beaucoup de temps ! On rencontre plein de personnes, on apprend plein de choses sur le secteur et même sur la ville de Lyon.
Au début, on ne proposait uniquement que des adresses de restaurants/coffee shops, etc mais on a voulu se développer davantage au milieu d’année dernière en proposant des idées d’activités/sorties le week-end, ça a bien pris dès le début. Ensuite, on a décidé, chaque vendredi, de mettre en avant en story un établissement sous le nom de « La Reco’ du week-end ». Et enfin, dernièrement, on a lancé, chaque lundi, un post qui met en avant une actualité marquante à Lyon (food, ouverture/fermeture, etc).
Quels sont les enjeux de communication pour un média food ?
Dans une ville comme Lyon, qui reste assez petite finalement par rapport à Paris, il y a vraiment beaucoup de comptes food. Si tu ne te démarque pas, les gens n’ont pas d’intérêt à s’abonner à plusieurs pages qui proposent le même contenu, les mêmes façons de monter les vidéos, etc. C’est pour ça que dès le départ, on a choisi de se démarquer. On est partis sur une identité visuelle propre à chaque contenu, on monte nos vidéos d’une façon précise, on emploie un ton particulier, etc.
Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ?
Alors, côté professionnel, de continuer à m’éclater dans ce que je fais et à accompagner des marques de la meilleure des façons, de trouver un club de foot ou une équipe de cyclisme pour qui je réaliserai des visuels et pour Foodetoi, de continuer à grimper en notoriété et de devenir un média référence sur Lyon.
