Interview de Florent HAHL - Directeur Artistique indépendant

Pourriez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Florent et j’ai 27 ans. Je suis Alsacien d'origine et Lyonnais d'adoption depuis 2017 ! Si je devais résumer mon parcours, je dirais qu'il s’est construit à l’envers, un mélange de précipitation et de décisions hasardeuses. Après trois ans à aiguiser mon sens du contact en vendant aussi bien des vêtements que du gaz, j'ai frappé le mur du manque de sens. Le Covid a été mon virage à 180° : exit la routine sans but, bonjour la création d’un vrai projet professionnel, en intégrant une formation en publicité et communication. Aujourd’hui, je suis un Directeur Artistique "couteau suisse" épanoui. Je choisis des projets qui me font grandir et vibrer. Mon quotidien ? Un rythme effréné soutenu par une consommation indécente de café, du sport pour l'équilibre, et un roulement entre devis, graphisme et shooting photo. Sur le plan personnel, je reste toujours en mouvement : cyclisme, concerts, jeux vidéo et même dog-sitter à mes heures perdues ! Cela peut paraît anodin mais mon divertissement nourrit ma créativité. Être DA c’est un vrai job à temps plein, qui ne s’arrête jamais.
Vous avez étudié à l’ISCOM de la 1ère année de Bachelor jusqu’au MBA. Pourquoi avez-vous choisi cette école ?
J’ai choisi de m’orienter vers une formation en publicité et communication à l’ISCOM sur les conseils d’un très bon ami. J’ai ensuite participé à une journée portes ouvertes, qui a tout simplement confirmé mon choix ! C’était aussi une façon de me challenger et d’assumer ce virage dans ma vie : faire un prêt bancaire et me lancer pour 5 ans de vie étudiante. Un projet qui m’attirait beaucoup pendant mes années en temps que salarié.
Pourquoi vous-êtes vous orienté vers le MBA Direction Artistique et Conception Rédaction ?
Spécialiser ma formation en publicité et communication vers le domaine de la création était le choix qui collait le plus à ma personnalité et surtout à mon projet de vie. J’ai toujours su que les métiers créatifs seraient infatigables ! Qu’importe les évolutions en termes de techniques et d’intelligence, c’est l’humain qui reste aux manettes. Et celui qui souhaite se faire connaître, vendre, se développer, aura toujours besoin d’un créatif.
Vous avez réalisé plusieurs expériences professionnelles durant votre formation à l’ISCOM. Pourriez-vous nous en parler davantage ? Vous ont-elles permis d’affiner votre projet professionnel ?
Durant ma formation en publicité et communication, j’ai vécu des expériences professionnelles très variées : de la micro-entreprise à une boîte du CAC40, en passant par la start-up parisienne. J’ai pu découvrir plusieurs environnements, plusieurs philosophies et visions du travail. Cela m’a permis d’orienter mes choix de vies, apaiser mes craintes et confirmer mes convictions. Mes 2 années d’alternance ont été salvatrices care j’occupais un véritable poste en parallèle des cours à l’ISCOM. Cette période a aussi été passionnante car j’ai rencontré des personnes incroyables et pu me sentir utile au sein d’une entreprise. L’alternance m’a apporté quelque chose de différent par rapport à mes stages : des responsabilités de plus en plus importantes. J’ai aussi pu apprendre à gérer mon temps différemment, de manière à créer un équilibre sain entre ma vie professionnelle et personnelle.
Quel est le meilleur souvenir de votre parcours à l’ISCOM ?
Je pense que mes meilleurs souvenirs sont ceux où je retrouvais les copains en cours, entre les stages et l’alternance ! L’ambiance est différente que lorsque nous sommes en entreprise. De plus, ces moments nous permettent de retrouver nos repères au sein des locaux de l’ISCOM et de se sentir encadrés : c’est propre à chacun, mais le sentiment de savoir que nous sommes accompagnés vers le monde de l’emploi pendant notre formation en publicité et communication, c’est plutôt rassurant !
En quoi consiste vos missions en tant que Directeur Artistique ?
Dans mon cas, je travaille assez spécifiquement sur le domaine F&B (stylé non ?), c’est à dire Food and Beverage (secteur alimentaire). Je travaille donc avec des bars, restaurants ou même brasseurs, qui veulent mettre leur marque ou produit en avant. Je propose un éventail de compétences assez large : photographie, graphisme, community management ou web design. Tous ces besoins que les restaurateurs ou franchisés ne peuvent pas faire seuls, et dont le budget est trop faible pour faire appel à une agence. La prospection est le plus difficile, car ces structures priorisent souvent leurs autres dépenses avant celles liées à la communication : c’est donc un challenge de les convaincre du retour sur investissement.
Pourriez-vous nous parler de certains projets que vous avez réalisé avec vos clients ?
Avec l’un de mes clients, je coorganise un événement mensuel de mars à octobre : il se déroule dans un bar et c’est une soirée assez complète. On invite généralement des exposants (broderies, photos, designers) et la soirée continue avec un groupe ou un DJ Set. Mes missions sont de trouver les différents partenaires, communiquer sur l’événement, créer l’identité visuelle, documenter la soirée et relayer le tout sur les réseaux sociaux !
Selon-vous, quelles sont les qualités requises pour devenir Directeur Artistique Indépendant ?
Pendant notre formation en publicité et communication, nous avions rencontré plusieurs intervenants indépendants qui nous parlaient de leur quotidien professionnel. Maintenant que je le vis, je pense que les qualités principales sont la créativité, la rigueur, un sens du commerce et de la gestion, mais aussi de la
motivation. Mais surtout, il faut savoir se remettre en question quand il le faut, tout en continuant à croire en son projet. Quand on est convaincu de sa valeur, cela se ressent : les clients potentiels vous perçoivent alors
comme un professionnel qui maîtrise son sujet. Ces conseils sont valables que l’on soit DA depuis un mois ou 15 ans : c’est une posture essentielle à adopter !
Auriez-vous un conseil à partager aux étudiants qui envisagent de se lancer en tant que Freelance après leur formation ?
Le conseil que je peux donner est de discuter avec vos confrères et concurrents, il y a une vraie solidarité entre free-lances ! De plus, essayez de fixer des tarifs qui sont justes : ne soyez pas « moins cher parce que je débute ». Enfin, ne vous laissez pas abattre par les critiques. Nourrissez vous de ces retours et faites toujours mieux que la veille. C’est un véritable marathon : au fil des mois on évolue, on achète du meilleur matériel, on se fait connaître, et surtout, on prend de plus en plus confiance en soi !
