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Découvrez Foodette, les paniers culinaires d'Olivier (ISCOM 2005) !

Portraits

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13/03/2018

Les vacances c’est bientôt fini ; d’ailleurs, avec tout ce qu’il y avait à faire, peut-on réellement appeler ça des vacances ? De mon côté, j’ai interviewé Olivier Tangopoulos (ISCOM 2005), fondateur de Foodette. La grande question c’est : Qu’est-ce que c’est ? Revenons sur cette discussion.

 


Pour commencer, pouvez-vous m’expliquer le concept de Foodette ?

Le concept, c’est qu’on aide les gens à bien manger à la maison. On a constaté que le soir, c’était difficile de répondre à la question « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ? » Nous, on y répond avec une solution simple. On fait des sachets « recette » avec tous les ingrédients nécessaires pour préparer en moins de trente minutes un plat de saison, avec des produits frais, locaux…


Comment vous est venue l'idée ?

Parce que j'avais le même constat : c’est toujours difficile de savoir quoi cuisiner pour deux, pour ses amis, quand on reçoit… On se dit « Il faut que je trouve une idée, faut que je trouve les ingrédients » ; et quand on cherche les ingrédients, on n’est pas toujours sûr de les avoir. On n’est jamais sûr de la provenance, de la fraîcheur… Parfois, on achète en trop grande quantité. 

Alors, je me suis dit « Non, mais ce n’est pas possible. Il faut que je créé quelque chose où on ait les justes quantités et les bons ingrédients, avec une recette sans termes techniques, sans avoir besoin d’ustensiles particuliers ; une recette dont on peut être sûr du résultat trente minutes après. » Au début, je n’avais pas forcément l’ambition que ce soit pour tous les soirs de la semaine. Foodette, c’était plus pour un repas occasionnel. Mais, on s’est rapidement rendu compte que le vrai besoin des gens, c’était au quotidien.

Je me suis dit : Il faut que je créé quelque chose où on ait les justes quantités et les bons ingrédients, avec une recette sans termes techniques, sans avoir besoin d’ustensiles particuliers ; une recette dont on peut être sûr du résultat trente minutes après

En ce moment, il y a une grande mode autour du végétarisme, du plexitarisme, etc. Est-ce que vous, chez Foodette, vous développez des alternatives pour ces personnes ?

On a cinq recettes par semaine dont trois options végétariennes. Ça concerne une petite partie de nos clients, mais il y en a. 

Le minimum de commande c’est trois recettes. Les personnes qui commandent cinq recettes n’ont d’ailleurs pas forcément conscience de manger végétarien trois fois dans la semaine. Il faut enlever cette idée que le végétarien est une personne qui se nourrit de trois feuilles de salade. Il y a des plats très gourmands qui sont végétariens.

Là, typiquement, dans quelques semaines, on va réaliser une semaine entière sans viande, des suites de la journée mondiale sans viande, qui se déroulera le Lundi 20 Mars. On va proposer, par exemple, un burger végétarien avec des champignons, qui nous sont proposés par nos fournisseurs et qui sont d’assez gros champignons. Ce sont des Porto Bello, et ils vont venir remplacer les steaks. Voilà.



C’est super intéressant, ça donne faim (rires). Et pour les délais de livraison ?

Les clients peuvent commander jusqu'au dimanche soir, et on les livre sur Paris du mardi après-midi jusqu’au mercredi soir. La commande peut être modifiée jusqu'au dimanche soir.

Nous, ce l’on veut en proposant une meilleure manière de manger, c’est aussi d’empêcher le gaspillage chez eux. Toutes les semaines nos chambres froides sont vides : c’est quelque chose dont on est très fier. C’est justement grâce à notre modèle de commande jusqu’au dimanche soir. 



Derrière, vous avez une grosse équipe ? 

On est dix à temps plein, plus une douzaine de préparateurs qui viennent à mi-temps pour faire la production. 


Et, j’imagine que vous avez des personnes pour définir vos recettes ?

Oui, nous en avons deux : Sarah et Laurène. Elles créent chaque semaine de nouvelles recettes. Nos anciennes recettes sont aussi améliorées grâce aux retours de nos clients. On reprend parfois des photos. Il y a beaucoup de travail là-dessus. 


Ça vous arrive de tester les recettes personnellement ?

Ah bah oui (rires). On les teste toutes les semaines. Chez nous, c’est notamment le jeudi et le vendredi. Sarah et Laurène font toutes les recettes et on les teste. On est cinq dans ce pôle « testeurs » et évidemment, faut que ça nous plaise à nous tous pour qu’on puisse les mettre à la carte. Ou du moins à la majorité.

Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous rend particulièrement fier au sujet de Foodette ? 

Oui, la proximité que l’on a avec les clients est quelque chose qui nous rend fiers. C’est indéniable. Certains nous le confirment. Ils nous disent de ne pas changer.  Au début c’était plus moi qui m’en occupait, mais j’ai réussi à transmettre ça. Et, je pense que ceux qui s’en occupent maintenant y ont pris goût. 

On est aussi très fiers de la qualité des produits que l’on arrive à instaurer. On arrive de plus en plus à développer ça : à mettre plus de bio dans les paniers, à être plus en direct avec les producteurs…


Je sais que vous avez passé du temps dans notre école. La grande question c’est : Est-ce que vous avez aimé le temps que vous avez passé à l’ISCOM, et le parcours que vous vous y êtes construit ? – puisqu’au final, avec les stages, c’est un parcours très personnel.

Je pense que les parcours peuvent très variables, et si on utilise bien cette école et qu’on fait les bons stages associés, ça ne peut qu’être bien. De toute façon, l’ISCOM est une école assez reconnue maintenant. En cinq-dix ans, il y a eu une vraie évolution. Avant, les gens ne connaissaient pas trop, mais maintenant c’est devenu un vrai label de qualité pour les stagiaires. 


Pour finir, est-ce que vous auriez un conseil à donner aux élèves de l’ISCOM ? 

Je dirais qu’on peut devenir entrepreneur en ayant fait l’ISCOM. Ça ne nécessite pas d’être sorti d’HEC. Tous les parcours sont possibles, il faut s’en donner les moyens. 

L'entrepreneuriat, il faut surtout le vouloir, en avoir l’envie profonde. Et, effectivement, l’ISCOM apporte des notions de marketing utiles à l’entrepreneuriat. Disons qu'un Iscomien ne va jamais créer quelque chose de moche (rires). Ça joue énormément de travailler tout ça. Après il faut simplement combler les formations que l’on n’a pas eu, du type gestion, compta, et s’y mettre peu à peu, pour avoir un fini plus large.

Si je devais passer un message ce serait plutôt celui-là.


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