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#Profil : DOUIT, la start-up lancée par nos diplômés

Création d'entreprise

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27/07/2018

La 5ème année met en compétition les étudiants. Parfois cela crée des Start-up. C’est le cas de Cassandre Clément et Jean-Baptiste Briançon, ISCOM 2017, les co-fondateurs de DOUIT. Ils nous font partager la naissance de leur entreprise et leur état d’esprit :


Bonjour à tous les 2, vous êtes co-fondateurs de la Start-up DOUIT, expliquez-nous votre parcours scolaire et professionnel à ce jour :

Cassandre : Après mon bac j’ai effectué un BTS communication dans une école du même groupe, Pigier. Après son obtention, j’ai décidé de m’orienter vers une école spécialisée. J’ai ainsi intégré l’ISCOM en 3ème année en spécialité Marketing Publicité (MKP). En 4ème année j’ai évolué en Creative Design Branding (CDB). J’avais l’impression que cela faisait 3 ans que j’apprenais des concepts marketing et que finalement j’avais fait le tour sur l’approche. J’ai ensuite continué dans la même spécialisation en 5ème année.

En BTS, j’ai effectué un stage en strat up, puis 3 mois au sein du ministère de la culture et de l’éducation pour mettre en place leur stratégie et le planning éditorial sur Facebook et écrire des articles pour le magazine du ministère.

En 3ème année, j’ai découvert le métier de planneur stratégique dans lequel je voulais évoluer. J’ai effectué mon stage de 4 mois chez Publicis Nurun, avec une dimension internationale.

Je voulais intégrer Marcel WorldWide, c’était mon rêve, mais après plusieurs entretiens, ils m’ont dit que je n’avais aucune expérience en planning strat. Ils ont donc décidé de prendre un stagiaire 4ème année de l’ISCOM.

Suite à mon stage chez Publicis, j’ai de nouveau contacté Marcel pour leur présenter mon expérience. Je les ai alors rejoint pour le stage de 4ème année de 6 mois. Mon contrat a ensuite évolué en  alternance pour la 5ème année.

Jean-Baptiste : J’ai effectué un DUT techniques de commercialisation. Je ne voulais pas intégrer directement une école. Je souhaitais entrer dans le monde de l’entreprise pour trouver ma voie.

Je suis ensuite parti en échange au Canada dans le cadre du DUT. Je voulais découvrir un autre contexte étudiant, une nouvelle culture, apprendre différemment…

Après un stage de 1ère année, pas vraiment concluant, j’ai effectué mon stage de 2ème année à mon retour du Canada, au sein de l’entreprise de vin Nicolas au service marketing. J’ai pu découvrir la PAO qui m’a donné envie de développer mon côté communiquant et créatif. Je voulais me professionnaliser, j’ai donc passé le concours pour l’ISCOM et intégré la 3ème année en MKP ainsi que la 4ème année. En 5ème année j’ai évolué en Création et communication Digitale (CCN).

J’ai effectué mon stage de 3ème année chez HELPLINE, société de service technique. J’étais au service marketing où j’ai pu rencontrer un de mes « mentors » qui nous aide aujourd’hui avec DOUIT.

En 4ème année, en plus de nos cours, nous pouvions nous investir pour une strat-up, INOBO. Mes premiers vrais pas au sein d‘une Start up avec la mise en place d’une stratégie marketing et de communication. Leur projet était une planche de kit surf transparente. Nous sommes arrivés 3ème du concours de l’université de Greenwich. Puis le concours de l’entrepreneuriales Bretagne 2016 où nous avons gagné le 1er prix et 6ème au niveau France.


Parlez-nous de la naissance du projet DOUIT 

Cassandre : En 5ème année, en 2016, une compétition entre les différentes spécialisations a été mis en place. Le brief était « Créer un objet connecté ». Le sujet était assez compliqué car il était très large. Nous étions une équipe de 7 et nous pouvions tout créer et sans contrainte budgétaire.

Le projet DOUIT est né après moult confrontations et essais.

Voilà notre projet de base : 

Il y a un engouement énorme autour du DIY, mais quand on regarde des tutoriels nous avons toujours autant de difficultés. Nous voulions un outil qui permette à tous de fabriquer quelque chose de ses mains. On parlait à l’époque d’un objet connecté, un boîtier, qui permettait de projeter l’emplacement où devait se placer nos mains pour effectuer correctement la création. Par exemple, lorsque l’on réalise une poterie, où placer ses mains sur l’argile pour obtenir la création souhaitée. Le boîtier corrige en temps réel via un apprentissage immersif.

Jean Baptiste : Le but était de trouver la meilleure idée dans un temps réduit. En sortant de la Start-up j’avais vraiment envie de développer quelque chose. J’avais un désir d’entreprendre tout comme Cassandre.

Cassandre : L’ISCOM nous a dit que le gagnant du concours aurait l’opportunité d’intégrer un Fablab pour construire le prototype et les gagnants pouvaient en faire leur sujet de mémoire. Pour vous expliquer, 

les 3 finalistes de l’ISCOM pouvaient aller faire le prototype et pitcher devant un jury d’investisseurs.


Malheureusement, le Fablab n’était pas un Fablab d’objets connectés, mais plus orienté artisanat, ébéniste, menuisier, ils ne pouvaient donc pas nous accompagner sur la partie technique du projet. Nous avons donc réussi à mettre en place un boîtier en bois au sein duquel nous avions incorporé un petit rétroprojecteur.

Nous avons gagné la compétition ISCOM, puis nous avons décidé tout les 6 de nous investir et en faire notre sujet de mémoire. Le 7ème étant déjà investi dans une Start up.

Jean-Baptiste : Nous avons essayé de nous investir un maximum les vendredis lorsque nous n’étions pas en entreprise. Nous avons vu qu’un concours étudiant était organisé, « Starter Nescafé », on a voulu challenger notre idée, obtenir les avis de professionnels et obtenir le financement. Notre état d’esprit a alors immédiatement changé. L’objectif était de récolter le plus de votes possible sur une plateforme en ligne. Nous avons donc mis en place une grosse campagne de promotion.

Cassandre : On a sollicité l’ensemble de notre réseau, on a réussi la 1ère journée à atteindre les 600 votes puis le lendemain les 1000. On voyait que les autres augmenter très rapidement, on a eu un moment de baisse de motivation mais on devait trouver d’autres solutions.

Jean-Baptiste : A l’ISCOM on a affiché un gigantesque SnapCode. On avait lancé un concept : « Un vote – Un café » bien sûr du Nescafé, pour augmenter la visibilité de l’organisateur du concours.

Cassandre : L’ISCOM nous a énormément soutenu dans nos actions. C’était simple car pas besoin de s’inscrire pour voter. On a réussi à collecter énormément de votes, ce qui nous a permis d’atteindre de nouveau le top 3 du concours.

Les autres ont ensuite pris énormément de votes, le concours était sur 3 semaines. Nous sommes allés au jardin des Tuileries, « 1 boisson = 1 vote ».

On communiquait énormément sur les réseaux sociaux tout en identifiant la marque Nescafé.

On a partagé l’ensemble des valeurs. Nous ne sommes pas arrivés premier au niveau du classement des votes.

Mais nous avons été « coup de cœur du jury », ce qui nous a permis d’aller pitcher devant les professionnels. Ils nous ont dit que nous étions le projet le plus en accord avec la marque, les valeurs. On a alors gagné le concours en juin 2017.


Cela a été le premier évènement qui nous a permis d’y croire. Au-delà de nos familles et amis, des professionnels croyaient en nous et notre projet. Ainsi, cela pouvait devenir plus qu’un simple projet étudiant.


Que c’est-il ensuite passé durant l’été ? Votre projet a énormément évolué depuis le concept de base. 

Cassandre : On a décidé de continuer avec JB et de ne pas être prolongé au sein de nos entreprises suite à notre alternance.

L’objectif était de construire la marque, l’identité. Ce que nous avions fait en cours n’était pas assez poussé, réfléchi en terme de business model. L’été devait nous servir à cela.

On s’est rendu compte que l’objet connecté était bien trop coûteux. Nous avons alors mis en place des entretiens quantitatifs et qualitatifs pour savoir quels étaient les besoins en terme de DIY.

Mais également comment faire évoluer le concept. L’application est née.

Aujourd’hui, nous sommes un média qui produit des tutoriels engagés. On promeut le savoir-faire et l’artisanal comme un moyen de répondre à des enjeux sociétaux. Au sein de nos tutoriels, nous n’apprenons pas seulement aux personnes à fabriquer, mais des tutoriels qui sont ancrés dans notre époques, notre contexte actuel.

Nous avons 4 thèmes : préco, déco, végétal et tissu. On identifie une tendance DIY pure, ensuite les sujets qui font l’actualité où il y a un vrai besoin.

Notre cible sont les 25/30 ans, qui sont mis en scène dans nos vidéos, intéressés par l’artisanal et qui veulent reprendre le contrôle sans trop s’embêter. Des « faignants malins ».

Mais on veut faire évoluer le ton. En effet, lorsque l’on crée une entreprise, c’est notre bébé, notre vision des choses. Notre vision est bonne suite aux études, mais on est peut-être trop revendicateurs parfois.


Comment arrivez-vous à vous renouveler rebondir ?

Cassandre : Les professeurs de l’ISCOM et l’administration nous soutiennent beaucoup. Nous pouvons échanger facilement.

Jean-Baptiste : Oui et nos familles. Depuis la publication des premiers contenus, nos proches comprennent que ce n’est pas une lubie, mais véritablement notre projet, notre business, une entreprise. Ils nous soutiennent et sont à fond derrière nous.

Cassandre : Parfois on a l’impression de se sentir seul. Que si on oublie quelque chose, personne ne nous y fera penser… c’est très important de se sentir soutenu. On doit savoir s’arrêter, réussir à gérer la performance. Savoir se consacrer à d‘autres sujets, posséder une rigueur d’organisation. Nos amis nous aident lors des vidéos, du montage etc, on arrive à fédérer des équipes qui croient en nous. Pendant le tournage du premier tuto nous étions 15.

Dorénavant, nous avons aussi des retours de personnes qui regardent les tuto et ça nous motive énormément, ça nous donne motivation et sens.

On est également énormément tourné test&learn.

Jean-Baptiste : On apprend sans cesse. On se perfectionne et on évolue pour donner le meilleur pour le projet.

Cassandre : JB est plus sur l’aspect technique et moi stratégique et commercial. On s’est vraiment demandé comment chacun d’entre nous pouvait créer de la valeur ajoutée pour DOUIT.

Jean-Baptiste : En fonction du temps, des deadlines, nous devons être le plus efficient possible. Il faut être capable de dire « stop » comme Cassandre le disait, c’est pour ça qu’il faut que l’on soit transparent l’un envers l’autre pour corriger nos erreurs très rapidement et ne pas que cela nous handicape pour la suite. Il faut que l’on apprenne de nos erreurs, il faut donc que notre partenaire nous fasse des retours.

On apprend en faisant et on a énormément lu. Monter un business plan, l’aspect juridique, financier étaient des éléments que nous ne maitrisions pas.

On savait que l’on se lançait dans un « Marathon », des montées, des descentes, du calme.

Cassandre : Ce sont les montagnes Russes. Quand on a commencé, nous avions gagné 2 concours. On travail et a un moment on se dit que l’on n’y arrive pas. Sauf que l’on est déjà allés trop loin pour arrêter, donc il faut passer cette étape et une fois fait ce sera plus facile. Mais on passe l’étape et une nouvelle étape compliquée arrive etc… Après il faut gérer les moments de creux, il ne faut pas se relâcher. L’ISCOM nous a appris à croire à notre instinct à nos intuitions et c’est ce que nous essayons de faire.


Quels sont vos objectifs à court terme ?

Cassandre : Vendre. On fait des tutoriels engagés, mais on permet aux marques de coproduire ces derniers en faisant du placement de produit. Notre décor reste le même mais peut-être customisé en fonction des marques. Du placement de produit traditionnel comme de la décoration.

Puis des tutoriels qui utilisent le produit de la marque.

Les marques veulent faire plus d’expérientiel et de serviciel, cela rentre donc dans leurs enjeux.

Sur le moyen terme nous souhaitons créer une plateforme web, mais nous attendons d’avoir plus de contenu. Elle sera plus intuitive, correspondant à leur niveau, leurs envies…

Sur le long terme, réussir à créer le boitier connecté, l’idée de base. Si cette dernière est toujours pertinente. Aujourd’hui, en plus du prix exorbitant, l’intelligence artificielle et le projection mapping ne sont pas encore assez développés pour permettre de créer cette solution.

Quel est pour vous la chose la plus importante ?

Cassandre : C’est plus difficile de croire en soit que dans son projet. On se demande si on est légitime, si on va réussir à le mettre en œuvre, on attend la validation des autres. Mais maintenant il est important que l’on sorte de cet état d’esprit, mais que l’on sache que l’on est légitime, nos contenus fonctionnent. La prochaine étape sera sur le plan personnel et le comment se voir en tant que commercial.

Jean Baptiste : Toutes les compétitions, tous les moments de stress rapproche l’équipe, on est soudés et on passe les épreuves ensemble. On se prend des claques ensemble et on avance ensemble.

Cassandre : On a envie d’aller vite, faire bien les choses mais il faut prendre le temps d’apprécier. Ce sont des petits moments mais il faut être fière de notre association et travailler comme on le fait. Tout ce que l’on apprend on pourra le réutiliser. Le côté associé me faisait très peur mais on a surmonté la chose.

Jean-Baptiste : On se soutient, DOUIT est notre priorité à tous les 2. Notre projet a évolué et continuera d’évoluer, ce qui le permet c’est d’avoir une team solide. 

C’est la base. C’est l’humain qui nous permet de tenir.


Cassandre : L’ensemble des personnes qui se sont investis, la bienveillance. Aujourd’hui on évolue, les anciens nous ont aidé, conseillé, maintenant c’est nous qui pouvons aider les étudiants. L’idée ce n’est pas le plus important, mais sa capacité à le mettre en œuvre.



Merci à Cassandre et Jean-Baptiste pour le partage de leur expérience, et nous leur souhaitons le meilleur.

Retrouvez leur page Facebook : https://www.facebook.com/DIY.DOUIT/

Leur chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCFwTtOLT0nY56g8PB-rAVcg

Instagram : https://www.instagram.com/explore/tags/diydouit/?hl=fr

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